Rééducation post-natale et dans les autres moments de votre vie
La méthode que nous utilisons le plus souvent est l’eutonie dont voici une petite présentation :
L’eutonie en rééducation postnatale par Christine Chautemps.
L’eutonie est une approche globale s’intéressant aux sensations du corps. Son but est d’harmoniser l’ensemble de la tonicité, y compris celle du périnée. Contrairement aux approches traditionnelles, il s’agit d’apprendre à le relâcher, le plus souvent, afin qu’il retrouve sa mobilité et sa souplesse, restituant ainsi sa fonctionnalité. C’est grâce aux sensations verbalisées, si possible avant et après chaque proposition, que la patiente développe sa conscience. La sage-femme propose des mouvements ou situations qui ressemblent à celles du quotidien. Le travail consiste donc à mettre en lien le périnée avec les différentes parties du corps, surtout celles qui sont responsables des pressions thoraco-abdominales à l’effort (PTAE).
La majeure partie des PTAE s’expliquent par l’histoire personnelle, et induisent des déséquilibres plus ou moins associés, par rapport à la statique, l’ancrage, la position du bassin, la tension de la sangle abdominale, et la respiration.
Dans la mesure où l’ « expérience eutonique» se traduit le plus souvent par un mieux-être, la patiente évolue progressivement vers la physiologie, tout en étant « actrice » de sa rééducation. Ceci s’explique par la perception de son corps comme un tout et d’une réorganisation interne plus souple. Elle fait ainsi le lien entre ce qui s’est détendu, en conscience et l’amélioration de ses symptômes ou du trouble avéré.
Références bibliographiques
– DOUCE.F Rééducation du périnée Ed. Ardhome 2010
– PETIT L. L’eutonie et la rééducation postnatale, Mémoire sage-femme,
Ecole de sages-femmes de Bourg en Bresse , 1987
Périnée psychique :
Il nous arrive également d’aborder le périnée par le travail sur les pressions psychiques:
Le périnée est soumis au cours de notre vie à de fortes pressions :
externes : efforts quotidiens
internes : toux, éternuements, rires…
Il existe aussi les pressions psychiques, stress, dépression, qui viennent fragiliser le périnée. Physiologiquement, nous naissons avec la maîtrise des pressions, lorsque nous faisons des efforts internes et externes.
Notre périnée est comme un diaphragme : en lien avec notre corps, il fonctionne par réflexe vers le haut. Au cours de la vie, des mauvaises positions s’installent par formatage : comme « fermer le haut du corps quand on éternue ou tousse ». Des émotions répétitives, douloureuses, viendront par des contractions des muscles, des fascias, augmenter la fermeture du haut du corps pour nous faire perdre la maîtrise des pressions.
En effet, pour se protéger, quand nous avons une peine affective ou un mal-être, le corps réagit par une contraction musculaire, tissulaire, qui, répétitive, va s’installer, entraînant une fermeture au niveau du coeur et un enroulement des épaules. Leur persistance peut amener une fermeture du haut du corps, qui, lors des moments difficiles de la vie, sera plus puissante et viendra augmenter la pression vers le bas. Cette augmentation associée à une baisse de tonus, entraînera l’effondrement du périnée. Il y aura alors une manifestation physique au travers de descente d’organes, de fuites urinaires, de pesanteur, de douleurs etc.
La rééducation périnéale peut donc être abordée par le versant physique mais également par l’abord psychique grâce à un travail spécifique que nous proposons.
Références
– site de Marie-Danièle CHARRAUD